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En commission de l’Éducation, j’ai interpellé la ministre de l’Enseignement Valérie Glatigny sur la volonté de la majorité MR-Engagés de rendre obligatoire l’apprentissage du néerlandais ou de l’allemand dès l’école primaire, alors que le manque de professeurs de langues reste criant.

L’apprentissage des langues en primaire bientôt obligatoire

Depuis 2023-2024, les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles apprennent une deuxième langue dès la 3e primaire. Si les petits Bruxellois se voient imposer le néerlandais, les élèves wallons ont encore le choix entre néerlandais, allemand et anglais.

Une liberté que nous souhaitons désormais encadrer. Notre déclaration de politique communautaire (DPC) insiste sur l’importance de l’apprentissage des langues nationales, à l’image de ce qui se pratique en Flandre, en Communauté germanophone ou chez nos voisins luxembourgeois et suisses.

Dès 2027-2028, le tronc commun rendra d’ailleurs obligatoire l’apprentissage de deux langues (néerlandais, allemand ou anglais) en plus du français dès la 2e secondaire. Plusieurs écoles ont déjà anticipé ce changement en imposant le néerlandais ou l’allemand dès la 3e primaire, des initiatives que j’ai saluées avec la ministre lors de cette commission.

Apprentissage des langues en primaire : le frein de la pénurie

J’ai interrogé la ministre Glatigny sur la faisabilité de cette obligation, et elle m’a assuré que « l’apprentissage d’une des trois langues nationales revêt un caractère essentiel dans un pays comme le nôtre ». Un objectif déjà porté en 2022 par son prédécesseur Caroline Désir (PS), sans qu’il n’ait pu être concrétisé avant les élections.

Le principal obstacle reste la pénurie structurelle de professeurs de langues germaniques. La situation devrait même s’aggraver en 2027, année où aucun nouveau diplômé ne sortira des études, la formation étant passée de trois à quatre ans en 2023.

Malgré ces difficultés, la ministre a tenu à me rassurer : plusieurs mesures de revalorisation du métier ont déjà été prises depuis 2020, notamment financières pour les enseignants de seconde carrière. « Malgré les difficultés liées à la pénurie d’enseignants, en particulier de professeurs de langues, nous n’entendons pas renoncer aux objectifs fixés dans la DPC », a-t-elle conclu.

Je continuerai à suivre ce dossier de près, car il est essentiel que nos ambitions en matière d’apprentissage des langues s’accompagnent des moyens humains nécessaires pour les concrétiser sur le terrain.

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La Libre