Sanctionner les fautes d’orthographe dans l’enseignement supérieur, voici la proposition que je défends aujourd’hui. Alors que la Flandre a décidé d’exiger une attestation de maîtrise du néerlandais pour les parents souhaitant inscrire leurs enfants dans l’enseignement secondaire néerlandophone à Bruxelles, la question de la maîtrise du français par nos étudiants mérite elle aussi toute notre attention.
Pourquoi je souhaite sanctionner les fautes d’orthographe
C’est un sujet qui revient souvent lorsque je discute avec des professeurs. Certains d’entre eux se disent frustrés de ne pas pouvoir retirer de points pour les fautes de français lors des examens écrits. Mon souhait n’est pas de mettre en place une note d’exclusion, ni de créer un nouveau cours. Je pense simplement que cela doit pouvoir être intégré si des professeurs estiment que c’est important, et qu’ils doivent avoir la liberté de le faire.
Sanctionner les fautes d’orthographe selon les filières
Bien sûr, la question se pose peut-être un peu moins pour les sciences et les mathématiques. En revanche, j’estime qu’il est capital de noter le français dans des filières comme le journalisme ou les sciences humaines. Dans le droit également, si les mots ne sont pas précis, on peut toujours les interpréter dans un sens ou dans un autre. Or les mots ont une signification, et parfois, résumer une idée en une phrase reste compliqué. C’est pourquoi il est essentiel de pouvoir remettre un peu à l’agenda l’importance de défendre notre langue.
Une langue à défendre et à chérir
Nous devons être fiers de notre langue. Elle est belle et riche. Le français est l’une des langues officielles, avec l’anglais et le néerlandais. Malheureusement, il est aujourd’hui en train de se faire manger par l’anglais. Dans les discussions, il y a des mots qu’on ne sait même plus exprimer en français.
Je rappelle à ce sujet que le gouvernement a mis en place le test CLE (calculer, lire et écrire) en 4ᵉ primaire, et a dégagé des moyens pour un renforcement des apprentissages de base. À l’étranger, certains établissements, comme l’université d’Amsterdam, demandent une attestation pour prouver un bon niveau de langue.
Sanctionner les fautes d’orthographe : une question d’avenir
La maîtrise de notre langue est de plus en plus en difficulté, et c’est une réalité que je constate au quotidien. Maîtriser la langue reste pourtant important, tant pour les études que pour le monde du travail. C’est pourquoi je continuerai à défendre cette conviction : sanctionner les fautes d’orthographe, ce n’est pas punir, c’est protéger et transmettre notre langue aux générations futures.
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