J’ai interrogé le ministre des Pouvoirs locaux François Desquesnes sur la dette de la Ville de Mons. Sa réponse est sans appel : elle s’élève à plus de 4.300€ par habitant, un chiffre qui dépasse largement la moyenne wallonne et qui m’inquiète.
Une dette de la Ville de Mons supérieure à la moyenne wallonne
Selon les derniers bilans officiels arrêtés au 31 décembre 2024, la dette totale de la Ville de Mons atteint 415.731.286,04 euros, soit 4.314,44 euros par habitant. Ce montant inclut notamment près de 51,9 millions d’euros liés à l’emprunt Oxygène (tranches 2022-2024), ainsi que des dettes sociales et commerciales.
À titre de comparaison, la moyenne wallonne s’élève à 2.544,09 euros par habitant, tous bilans communaux confondus. Le ministre Desquesnes le confirme lui-même : notre situation est « plus préoccupante que la moyenne wallonne ». D’autres grandes villes connaissent des situations similaires ou pires : Charleroi (5.561,7€/habitant en 2023) et Liège (dette avoisinant le milliard d’euros).
Les pistes de solutions évoquées par la Région
Face à ce constat, la Région wallonne a mis en place plusieurs mesures : suppression des dérogations aux limites d’endettement, nouvelle convention du Plan Oxygène imposant des mesures structurelles, et réécriture de la circulaire budgétaire. Le ministre nuance toutefois : suspendre les investissements publics peut sembler une solution rapide, mais génère souvent des coûts plus élevés à long terme.
Je pense qu’on ne peut pas laisser une telle dette aux générations futures, d’autant que de nouveaux défis, notamment environnementaux et sociaux, arrivent. Si la dette continue d’augmenter, la Ville ne pourra plus répondre aux besoins de base des citoyens. Nous devons réagir et travailler ensemble, peu importe les couleurs politiques, pour assainir les finances communales. Il est plus que temps de revoir nos priorités et d’arrêter les dépenses inutiles, même s’il faut bien sûr continuer à investir utilement.
De son côté, l’échevin des Finances Maxime Pourtois se veut rassurant : la Ville n’est pas en difficulté de paiement, et cette dette correspond avant tout à des investissements, pas à des dépenses de fonctionnement.
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